Amélioration des services de lutte contre la TB et le VIH par l’utilisation des PDA en Ethiopie

L’Ethiopie compte près de 428 000 personnes atteintes de la tuberculose (TB), tandis que 1 480 000 sont infectées par le VIH. Si l’évaluation et la supervision adéquates du personnel de santé en charge de ces patients permettent d’améliorer la qualité des services dispensés, l’étendue des zones à couvrir et les différentes carences des infrastructures rendent ce processus difficile. Le Programme du secteur privé[1] (PSP-One), au travers duquel IntraHealth a participé à la mise en place d’un dispositif de supervision formative, a permis d’introduire l’utilisation des ordinateurs de poche, ou PDA, dans le but d’améliorer le dépistage de la TB ainsi que les services de conseil et de dépistage du VIH.
En décembre 2007, l’évaluation de 20 sites pilotes a révélé différents problèmes relatifs à la dotation en effectifs, aux médicaments et à la logistique, à la détection des cas et aux résultats du traitement, à l’état des laboratoires et de l’infrastructure générale, ainsi qu’à la qualité des données et du processus de suivi et d’évaluation. Bien qu’il existe une liste de vérification sur papier dans le domaine de la supervision formative, celle-ci ne permettait pas de s’attaquer de manière adéquate à ces problèmes.
Le programme PSP a donc remplacé cette liste par un outil disponible sur PDA au sein de 91 établissements n’atteignant pas les niveaux de performance escomptés. Cet instrument a ainsi permis de conduire une analyse immédiate au niveau du site et de définir un ensemble de priorités. Par ailleurs, ce dispositif n’a pas seulement servi à enregistrer les informations initiales, il a aussi permis de rapidement rassembler l’ensemble des données au niveau du programme. En analysant ces informations, les PDA ont ainsi pu identifier les différents types de problèmes rencontrés. Après avoir défini leur nature et l’ordre dans lequel ils devaient être résolus, les agents rattachés au programme PSP ont collaboré avec les points focaux du personnel de santé afin de développer un plan d’action prévoyant de :
- Décrire brièvement les problèmes identifiés
- Définir leurs causes éventuelles
- Sélectionner une solution
- Déterminer des actions spécifiques
- Assigner une date butoir à chaque personne chargée d’un problème.
Au cours de la visite de supervision suivante, le plan d’action, gardé par l’établissement et le programme PSP, a été réexaminé et complété.
Parmi les problèmes ayant été abordés figuraient les écarts en termes de main d’œuvre, notamment les pertes d’effectifs et les besoins en formation, ainsi que les questions ayant trait à la précision et la complétude des rapports soumis par les formations sanitaires. Le programme PSP a conclu que l’utilisation de l’outil sur PDA réduisait les risques d’erreur au cours de la transmission des données et qu’elle permettait de diagnostiquer plus facilement les problèmes et de faciliter les échanges entre les établissements. Enfin, cet outil a permis d’améliorer la qualité des services en débouchant sur des plans d’action spécifiques et concrets.
Le programme PSP-One est dirigé par Abt Associates et financé par l’USAID.
[1] Private Sector Program




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